04 août 2008
La Coordination générale des Congolais de l’étranger
A l’issue de la 1ère phase des assises nationales de Kinshasa
Les Congolais de l’étranger ont mis sur pied une Coordination générale pour les gérer
Les rideaux sont tombés, le samedi 2 août 2008, sur la première phase des travaux du Forum national des Congolais de l’étranger. A l’issue de cette étape, les participants ont mis sur pied une association sans but lucratif dénommée Coordination des Congolais de l’étranger.
La clôture de la première phase du Forum national des Congolais de l’étranger a eu lieu, le samedi 2 août dernier, au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale. Cette cérémonie a été présidée par la vice-ministre en charge des Congolais de l’étranger, Colette Tshomba Tundu.
Au cours de cette cérémonie, les participants ont suivi, tour à tour, le rapport des travaux en atelier, ainsi que les allocution de circonstance.
Axé sur « La mobilisation des Congolais de l’étranger (CDE) et l’identification de leurs expertises », le premier atelier a formulé un certain nombre des recommandations. En ce qui concerne le lien juridique entre les CDE et la RDC, les participants ont recommandé la reconnaissance de la double nationalité. Et ce, dans le respect de la Constitution. Ils ont aussi proposé aux autorités congolaises de revisiter les accords bilatéraux entre la RDC et les autres pays en matière de l’obtention des visas… Pour ce qui est de la mobilisation des CDE, il a été demandé à la vice-ministre des Congolais de l’étranger d’intensifier la campagne de sensibilisation des CDE à travers le monde. Les participants ont également suggéré la création d’une banque de données en préservant la confidentialité des données recueillies, ainsi que la création d’un fonds des CDE pour la reconstruction de la RDC, avec au moins 1.000.000 USD.
Le rapport du deuxième atelier relatif à « La problématique d’intégration des CDE dans les pays d’accueil » a été déclaré non conforme aux conclusions des membres de la Commission.
Le troisième atelier a abordé la question du « Cadre fédérateur des CDE ». A ce sujet, les membres de la Commission ont pris la décision de mettre sur pied une association sans but lucratif dénommée « Coordination générale des Congolais de l’étranger ». Son siège social est provisoirement installé à Kinshasa, au ministère des Affaires étrangères. Cette nouvelle structure a pour objectifs : représenter les CDE auprès des institutions de la RDC, promouvoir l’image du pays à l’étranger, protéger les droits et les intérêts des Congolais de l’étranger…
EXHORTATION
Dans son mot de circonstance, la déléguée des CDE, Mlle Giselle Mandayila, a salué les efforts fournis par les organisateurs du premier forum national de Kinshasa, avant d’indiquer que la République démocratique du Congo a besoin de moyens internes et externes pour sa reconstruction. Raison pour laquelle, elle a convié tous les Congolais à s’unir pour réussir ce pari.
A en croire Mlle Giselle, « la question des migrations doit être placée au cœur des pays africains en général et de la RDC en particulier ».
Prenant à son tour la parole, la vice-ministre des Congolais de l’étranger, Colette Tshomba, a, d’entrée, rendu grâce à Dieu qui a permis la tenue du premier forum national de la diaspora congolaise. Dans le même registre, Mme la vice-ministre a rendu également un hommage déférent au président de la République, Joseph Kabila, dont la ferme détermination a permis le rétablissement de la paix et la sécurité, éléments sans lesquels, les assises de Kinshasa n’auraient pas eu lieu.
Parlant des Congolais de l’étranger, Colette Tshomba a indiqué que ces derniers ont eu des informations relatives à la situation de leur pays qu’est la RDC. Et d’ajouter que leurs réflexions ont permis de traduire les préoccupations communes en recommandations.
Au demeurant, la vice-ministre a fait remarquer que « les belles paroles d’un homme en face d’une femme convoitée ne valent rien du tout si elles ne sont pas traduites en actes ». Une façon pour Colette Tshomba de demander à la diaspora congolaise de mettre en pratique l’engagement qu’elle a prise à l’issue des travaux de Kinshasa : celui d’apporter leur contribution au développement de la RDC.
A noter que la journée du 3 août a été consacrée aux visites dans des hôpitaux de la capitale et au site des Bonobo. Tandis que celle de ce lundi 4 août sera consacrée au secteur de la santé.
10 avril 2008
Plus d'impunite.
LES NOUVELLES
1. RWANDA : PAUL KAGAME PLACÉ ENTRE L'ENCLUME ET LE MARTEAU
Madrid, Espagne, le 13 février 2008 (GLAC) - La justice espagnole vient de lancer 40 mandats d'arrêt contre la cohorte de criminels qui gouvernent le Rwanda aujourd'hui et qui, grâce au financement et à l'appui des instructeurs des guerres américains, belges et britanniques ont ensanglanté toute l'Afrique centrale, causant pas moins de dix millions de morts au Rwanda, au Burundi et plus particulièrement en République démocratique du Congo.
Parmi les quarante militaires du gouvernement de Paul Kagame, on dénombre onze généraux que la justice espagnole poursuit pour "génocide", "crimes contre l'humanité" et/ou "terrorisme". Plusieurs d'entre eux occupent présentement un poste diplomatique ou servent l'Organisation des Nations unies (ONU).
Comme n'a cessé de le démontrer Grands-Lacs Confidentiel, ces criminels servent à ces postes pour accomplir leur mission de mettre à genoux la République Démocratique du Congo; où toutes les compagnies multinationales pillent allégrement les richesses minières « scandaleuses ». Ces hommes servent des lobbyistes et sont inter-reliés avec les groupes de pression des multinationales pour s'assurer qu'aucune justice ne sera rendue sur les crimes commis au Congo, au Rwanda en 1994 et au Burundi. Les cirques de justice montés à Arusha pour le Rwanda ne sont en fait que la suite de cette logique déformatrice de l'histoire au nom d'un groupe de criminels qui se sont juré de contrôler l'humanité.
Après le premier mandat d'arrêt international lancé par le juge français Jean Louis Bruguière en 2006 contre neuf proches collaborateurs de l'« Adolphe Hitler » africain, Paul Kagame, la justice espagnole emboîte le pas; refusant ainsi de danser au rythme des multinationales occidentales et de leur agenda de dépeuplement de l'Afrique centrale.
Les juges français, Jean Louis Bruguière et espagnol, Fernando Andreu Merelles, seront retenus par l'histoire comme les défenseurs de la justice, seul fondement du rétablissement de la paix en Afrique centrale.
Dans un acte daté du 6 février 2008, le juge espagnol FERNANDO ANDREU MERELLES, juge d'instruction du tribunal de l'Audience nationale de Madrid, la plus haute instance pénale espagnole, requiert un mandat international de "recherche et capture" de 40 militaires rwandais qu'il incrimine sur la base des déclarations de 22 témoins protégés, dont des anciens collaborateurs du président Kagame lui-même.
L'aspect le plus intéressant, bien que révoltant, de ce mandat d'arrêt est que le président actuel du Rwanda, Paul Kagame lui-même, est poursuivi pour des délits graves. Selon les "indices" dont fait état le juge Andreu, celui qui est aujourd'hui connu mondialement comme le « Adolphe Hitler africain » est accusé de « crimes contre l'humanité, de terrorisme et/ou de crimes de guerre ». Paul Kagame ainsi que plusieurs de ses officiers seraient coupables de l'ensemble de ces délits graves.
Cependant, Paul Kagame ne figure pas parmi les accusés. Le juge explique dans son acte que l'immunité dont jouit le président rwandais le met à l'abri de poursuites tant qu'il sera chef d'Etat. En d'autres termes, sans son immunité, l'actuel président du Rwanda, Paul Kagame, tomberait lui-même sous le coup de la compétence universelle que l'Espagne reconnaît à ses tribunaux pour certains délits graves.
Paul Kagame, aujourd'hui pourchassé par la justice mondiale, croit avoir la vie sauve en montant sur un arbre c'est-à-dire en s'accrochant à la présidence. La justice qui le pourchasse est plus sage et se dit que celui qui se réfugie sur un arbre ne peut pas y demeurer pour l'éternité. Tôt ou tard Kagame finira donc par descendre et trouvera sous l'arbre, les juges qui ont lancé des mandats d'arrêt contre lui pour ses crimes au service de certaines puissances occidentales.
La liste des criminels de Kigali recherchés pour crimes contre l'humanité
La presse espagnole a fait parvenir à Grands-Lacs confidentiel le document légal et intégral de 182 pages, intitulé JUZGADO CENTRAL DE INTRUCCION No 4, AUDIENCIA NACIONAL, daté du 6 février 2008 à Madrid. Ce document étale les faits et les crimes contre l'humanité mettant en cause Paul Kagame et 40 de ses officiers supérieurs, très proches de lui.
Nous reproduisons ci-dessous la liste intégrale et authentique des noms de ces criminels et nous avons traduit en français leurs grades militaires.
1. JAMES KABAREBE, Général-Major.
2. KAYUMBA NYAMWASA, Général -Major
3. KARENZI KARAKE, Général de Brigade
4. FRED IBINGIRA, Général -Major
5. RWAHAMA JACKSON MUTABAZI, Colonel
6. JACK NZIZA (« JACKSON NKURUNZIZA » JAQUES NZIZA), Général de Brigade
7. RUGUMYA GACINYA, Lieutenant-Colonel
8. DAN MUNYUZA, Colonel
9. CHARLES KAYONGA, Lieutenant Général
10. JOSEPH NZABAMWITA, Lieutenant-Colonel
11. CEASER KAYIZARI, Général -Major
12. ERIK MUROKORE, Colonel
13. DENYS KARERA, Major
14. EVARISTE KABALISA, Capitaine
15. JUSTUS MAJYAMBERE, Major
16. EVARISTE KARENZI, Sous lieutenant
17. ALEX KAGAME, Général de Brigade
18. CHARLES MUSITU, Colonel
19. GASANA RURAYI, Lieutenant-Colonel
20. SAMUEL KANYEMERA o SAM KAKA, Général de Brigade
21. TWAHIRWA DODO, Colonel
22. FIRMIN BAYINGANA, Lieutenant-Colonel
23. AGUSTÍN GASHAYIJA, Général de Brigade
24. WILSON GUMISIRIZA, Général de Brigade
25. WILLY BAGABE, Colonel
26. WILSON GABONZIZA, Lieutenant
27. SAMUEL KARENZEZI, alias “Viki”, Caporal
28. JOAQUIM HABIMANA, Capitaine
29. KARARA MISINGO, Capitaine
30. ALPHONSE KAJE, Capitaine
31. FRANK BAKUNZI Capitaine
32. DAN GAPFIZI, Général de Brigade
33. JOHN BUTERA, Lieutenant
34. CHARLES KARAMBA Colonel
35. MATAYO Capitaine
36. PETER KALIMBA, Colonel
37. SILAS UDAHEMUKA, Major
38. STEVEN BALINDA, Major
39. JOHN BAGABO, Colonel
40. GODEFROID NTUKAYAJEMO, alias “Kiyago”, Capitaine
Paul Kagame, commandant en chef de l'APR, est accusé entre autres d'avoir fusillé des paysans dans le Nord du Rwanda, d'avoir organisé les massacres de Kibeho etc… Selon la justice espagnole, Paul Kagame occupe la première place des criminels recherchés « pour génocide, terrorisme et crimes contre l'humanité » mais le mandat d'arrêt contre lui doit attendre la fin de son immunité présidentielle.
Commandant à l'époque l'APR/FPR (Armée patriotique rwandaise/Front patriotique rwandais) des rebelles tutsis, Paul Kagame aurait notamment, le 12 mai 1994, exécuté à la mitrailleuse antiaérienne entre 30 et 40 hommes, femmes et enfants de l'ethnie hutu. L'acte du tribunal espagnol cite à ce propos le témoignage d'un ancien "membre de la garde personnelle" de Paul Kagame qui aurait assisté au mitraillage.
Les crimes attribués aux militaires poursuivis auraient été perpétrés entre 1994 et 2000, soit donc pendant les années qui ont suivi la victoire, en juillet 1994, des Tutsis de l'APR/FPR et l'avènement d'un régime dont Paul Kagame fut d'abord le vice-président, avant d'accéder à la présidence en 2000.
L'exécution à cette époque par des membres ou des sympathisants de l'APR/FPR de neuf Espagnols, six religieux et trois membres de l'ONG Médecins du monde, fut à l'origine de l'ouverture, en 2005, de l'enquête judiciaire qui débouche aujourd'hui sur 40 inculpations.
Le juge Andreu donne crédit à "certaines sources", non identifiées, selon lesquelles le nombre de morts découlant des affrontements ethniques nés au Rwanda et qui ont aussi débordé sur certaines franges du Congo (l'ancien Zaïre) "pourrait être proche de quatre millions". Ce chiffre jusqu'à présent jamais évoqué dépasse de loin les 800.000 morts attribués par l'ONU au génocide rwandais.
A partir du document original, précisons quelques faits au sujet de certains accusés :
"KAYUMBA NYAMWASA, Général Major […] Il occuperait actuellement la fonction d'ambassadeur du Rwanda en Inde."
"KARENZI KARAKE, Général de Brigade […] Actuellement, il aurait été nommé, avec l'approbation des Nations Unies, commandant adjoint du contingent hybride des Nations Unies et de l'Union Africaine envoyé au Darfour, appelé UNAMID Force."
"RUGUMYA GACINYA, Lieutenant-Colonel […] Actuellement, il serait Defense, Military, Naval & Air Attaché de l'Ambassade du Rwanda aux Etats-Unis."
"WILSON GUMISIRIZA, Général de Brigade […] Selon les dernières informations disponibles, il commanderait le Secteur 1 des Forces Rwandaises de Défense (FRD) destinées au Soudan par l'Union Africaine sous mission des Nations Unies dans le programme du Soudan (UNAMIS), actuelle force hybride unifiée sous le sigle UNAMID Force."
"KARARA MISINGO, Capitaine […] Selon les dernières informations, il a été nommé membre du groupe de trois qui dirige le service de Gestion de Vérification et Enregistrement de la Mission du Programme des Nations Unies pour le développement au Népal, sous le sigle UNDP Nepal."
"FRANK BAKUNZI, Capitaine […] Selon les dernières informations disponibles, il est le porte-parole des Forces Rwandaises de Défense (FRD) à Khartoum (Soudan) et est aussi actuellement capitaine du contingent de soldats rwandais de l'Union Africaine sous mission des Nations Unies dans le programme Soudan (UNAMIS), actuelle force hybride unifiée sous le sigle UNAMID Force."
"CHARLES KARAMBA, Colonel […] Selon les dernières informations disponibles, son dernier poste connu est attaché militaire à l'Ambassade du Rwanda en Erythrée, ainsi que directeur de recherche et développement des Forces Rwandaises de Défense (FRD) auprès de l'Union Africaine sous mission des Nations Unies dans le programme Soudan (UNAMIS), actuelle force hybride unifiée sous le sigle UNAMID Force."
Ces sept personnalités sont accusées de génocide. Cinq sont inculpées aussi de terrorisme. Trois cumulent les inculpations de génocide, terrorisme et crimes contre l'humanité. Plusieurs autres des 40 inculpés désormais sous le coup d'un mandat d'arrêt international occupent aujourd'hui des postes clés au sein de l'armée rwandaise.
Ces criminels qui ont été vite nommés à des postes dans des zones de conflits au Soudan, sont-ils au Soudan pour aider à ramener la paix? Bien au contraire, ils y sont affectés pour faire avancer l'agenda de la mondialisation consistant à créer plus de guerres pour détruire le Soudan et donner l'occasion aux multinationales de piller les richesses
LA TOURNEE DEGUISEE DE GEORGE BUSH EN AFRIQUE
La visite du président américain George Bush en Afrique affiche le prétexte de « récompenser la bonne gouvernance et les bonnes politiques économiques du continent noir », mais ses objectifs vont beaucoup plus loin que cet argument de façade. Il s'agit d'une visite fondamentalement stratégique dont l'objectif principal est de tenter de bloquer l'irréversible: l'influence gigantesque de la République populaire de Chine sur le continent noir, terre qui est longtemps restée une zone acquise de l'impérialisme occidental.
Le périple du président américain qui commence par la Tanzanie, le mènera au Ghana, au Liberia, au Rwanda et au Bénin.
Cette visite coïncide avec des enjeux importants pour la présidence de George Bush :
• Redorer son image tenie par la politique agonisante et impopulaire de son administration depuis l'invasion de l'Irak;
• Le tapis rouge que déroulent les pays africains pour la République populaire de Chine comme nouveau partenaire de confiance qui offre à l'Afrique une voie providentielle pour contrebalancer le poids et les séquelles de l'impérialisme occidental en Afrique. La Chine est aujourd'hui le troisième grand partenaire africain après l'Union européenne et les Etats-Unis. Elle a réalisé un grand bond de 30 % d'investissement en Afrique au cours de dix derniers mois de 2007 seulement.
• La chasse américaine des matières premières stratégiques telles que le pétrole, l'or, le diamant, le coltan dans les pays africains.
Les faits évidents cependant, permettent aux analystes et aux stratèges économiques de conclure qu'on ne peut pas arrêter la fureur du boom économique chinois. L'intérêt et l'engouement des pays africains pour la Chine s'expliquent pour différentes raisons à la fois économiques et politiques.
La politique des pays occidentaux envers les pays en développement est chevauchée par la banque mondiale et le fond monétaire international, deux cornes d'un même taureau dont l'agenda est de perpétuer la misère pour renforcer la dépendance des pays pauvres envers les pays riches.
Le pillage et l'exploitation séculaires du continent noir dont les séquelles sont encore présentes aujourd'hui, sont l'œuvre des puissances occidentales. Les pays africains ont souvent coopéré avec leurs exploiteurs non comme un choix mais comme une obligation. Le grondement économique et irréversible de la Chine en tant que puissance planétaire est pour les pays colonisés, un poids pour contrebalancer la situation et ramener ainsi l'équilibre et la liberté de choix de partenaires.
Le passé colonial des pays occidentaux est un autre enjeu de taille qui joue en défaveur de l'occident. La Chine se présente en tant que partenaire commercial aux mains propres sur le continent africain : il n'a jamais été impliqué dans la traite de noirs, n'a jamais pratiqué de génocide sur le continent africain et ne porte aucune responsabilité pour des politiques qui obscurcissent l'avenir du continent noir.
En vingt ans, la Chine a atteint un niveau de progrès que l'Occident a atteint en cent ans disait un spécialiste des questions économiques.
Personne ne peut par contre effacer de la mémoire et de la conscience panafricaines, les avantages stratégique de la Chine qui se présente comme un partenaire humble traitant d'égal à égal avec ses nouveaux partenaires africains. Quel contraste avec l'attitude paternaliste des puissances occidentales fondées sur la nostalgie coloniale qu'elles véhiculent et perpétuent encore aujourd'hui à l'égard de leurs anciennes colonies!
De ce fait, la croyance largement populaire dans les milieux politiques africains veut que la visite du président Bush vise à contrecarrer le positionnement effrayant de la Chine qui gruge très considérablement la place des pays occidentaux en Afrique. Cet espace est principalement celui de l'influence économique de la Chine et ses investissements qui ouvrent des possibilités énormes, plus alléchantes que celles des pays occidentaux.
Avec l'émergence irréversible de la Chine comme puissance planétaire, l'Afrique est désormais mieux placée qu'auparavant pour choisir ses partenaires économiques : Entre le colon qui bâtit sa coopération sur un système séculaire d'exploitation des pays pauvres et une nouvelle grande puissance qui n'a jamais vendu des esclaves ni pillé d'autres nations.
Esdras MASAN
Rédacteur en chef
Grands-Lacs Confidentiel
E-mail: glac.editor@gmail.com
B. LES NOUVELLES
Monuc pourqoui ?
Que fait la Monuc en RDC? (Le Vif 09/04/2008) L'eurodéputé belge Alain Hutchinson (PS) s'est indigné mercredi de "l'inefficacité" de la MONUC déployée dans le Nord-Kivu, région où il vient d'achever une mission. "Ces forces ont (...) clairement mission de protéger les populations civiles et (...) sont autorisées à cet égard à utiliser la force", rappelle l'eurodéputé. "Or, d'après ce que j'ai pu constater, et de l'avis de tous les acteurs présents sur le terrain (ONG, société civile,...) aucune action militaire n'est entreprise dans cet objectif sur le territoire, et c'est par centaines que les civils du Kivu se voient agressés, déplacés, violés, assassinés au nez et à la barbe des casques bleus sans qu'il n'y ait la moindre réaction", critique M. Hutchinson. A ses yeux, la force de paix des Nations Unies est cependant "la seule susceptible, aujourd'hui, d'assurer cette mission vis-à-vis des rebelles de tous poils étant donné que l'armée congolaise est totalement désorganisée et ne remplit plus ses fonctions républicaines et est, elle aussi, devenue une menace pour ces populations". Inquiet de cette situation, l'eurodéputé indique mercredi avoir interpellé le ministre des Affaires étrangères, Karel De Gucht, pour lui demander que la Belgique -qui siège actuellement au Conseil de sécurité de l'ONU- intervienne "au plus haut niveau" pour évoquer cette "inacceptable situation et pour trouver des solutions urgentes visant à protéger, enfin, efficacement les populations civiles du Kivu en attendant qu'une solution négociée de paix intervienne et que l'armée congolaise soit réorganisée". Levif.be avec Belga
08 avril 2008
La jeunesse de chez nous.
Occultisme et immoralité à l'Université de Kinshasa
Nous déplorons l’absence de tout principe moral chez certains professeurs, alors qu’ils ont déjà inscrit leurs noms au panthéon de la science. Se vantant d’être sages, or ils sont devenus fous comme la bible dit dans (Romains 1 : 22)’’, s’écrie interloqué un fervent chrétien très à cheval sur les principes bibliques. Aujourd’hui, l’Université de Kinshasa est acquise à l’occultisme. Le satanisme continue de marquer les points sous le nez et la barbe des aumôniers. En effet, les ordres mystiques sont sortis de leurs loges et organisent maintenant publiquement leurs réunions sur le site universitaire. La Rose-Croix, le Message de Graal, Eckankar et d’autres virus mystiques sont en train de gangrener le corps de l’Université.
Les sciences occultes sont appelées ‘‘sciences connexes’’. Certains professeurs parlent à visage découvert de l’occultisme aux étudiants. L’un d’eux soutient même que la sorcellerie peut être enseignée à l’Université de Kinshasa. Il cite l’Université de Cambridge en Angleterre, où la sorcellerie est un cours de 900 heures.
Alors qu’il était en train d’expliquer son cours, un professeur de physique stoppa un instant pour préciser : ‘‘Ici, s’arrête la science. Au- delà, c’est autre chose’’. Il avait tout dit. Un ancien professeur de la faculté de médecine, grand maître d’Eckankar, exhortait ouvertement ses étudiants à l’initiation afin de maîtriser les cours. Il ignorait que c’est en Jésus -Christ que sont cachés tous les trésors de la science et de la sagesse (Colossiens 2 :2-3).
D’ailleurs, en voulant imiter leurs maîtres, certains étudiants ont été spirituellement déréglés, sont devenus fous. Un professeur chrétien de la faculté de droit demandait aux étudiants : ‘‘Où sont vos maîtres aujourd’hui ?’’.Il faisait allusion à ses ex-collègues occultistes décédés dans des conditions mystérieuses. Ils passeront l’éternité dans les tourments (Apocalypse 20 :10).
Cible privilégiée du diable
Mais pourquoi l’Université de Kinshasa est-elle particulièrement dans le collimateur du diable ? Parce que d’un, c’est un lieu stratégique pour le contrôle spirituel de la R.D.C ; de deux, presque toutes les tribus de la R.D.C s’y trouvent représentées ; de trois, on y trouve la crème intellectuelle du pays ; de quatre, de là viendront les futurs décideurs du pays.
Que les prédicateurs qui ont bouleversé la cité (Actes 17 : 6) montent aussi sur la colline expirée (inspirée) pour ébranler les fondements du satanisme et renverser ses autels. Ce milieu mérite une démonstration d’esprit et de puissance (1Corinthiens 2 : 4), une évangélisation agressive et une thérapie spirituelle de choc, pour convaincre les cartésiens et autres durs à cuire. Autrement, l’espoir s’amenuise de voir les étudiants sortir de cette Université avec une intelligence non régénérée. En outre, certains professeurs sont loufoques. En effet, un professeur de la faculté de droit avait demandé à un étudiant d’expliquer : ‘‘Le droit est un cache-sexe’’. Dans la même faculté, un professeur de droit commercial demandait aux étudiants de lui raconter, en lingala, comment se pratique la pêche dans leurs villages.
Pourtant, tous les étudiants ne maîtrisent pas le lingala et tous non plus n’ont pas vécu au village. Quelques minutes avant le début de l’examen, un autre professeur disait aux étudiants : ‘‘ ...d’ailleurs, je ne vous aime pas’’. Un autre professeur rappelait à ses étudiants : ‘‘Je vous avais promis l’échec’’. Mais leurs enfants réussissent avec moins de formalités. Un professeur, réputé ‘‘casseur ’’ à la faculté de droit, qui venait d’acheter un stylo à bille rouge, dit au vendeur : ‘‘Je suis en train de corriger, il me faut un rouge fort’’. Il insistait pour que le rouge fût vif, car il avait retourné le premier stylo. Sans doute, c’était pour aller ‘‘coller’’ des 3 ou 5 sur 20 aux étudiants.
Immoralité
Ces derniers non plus ne sont pas des enfants de chœur, ils s’organisent en cartels des tricheurs qu’ils appellent ‘‘bases logistiques’’. C’est terrible ! L’un d’eux qui se plaignait auprès de ses camarades, après un examen, entendit cette réponse : ‘‘Mais c’est parce que tu étais loin de la base logistique’’. On raconte que d’autres professeurs délèguent leurs enfants pour la collecte des fonds auprès des étudiants qui ont échoué. Des réseaux sont montés dans toutes les règles de l’art.
Par ailleurs, l’immoralité consécutive à la dissolution de la conscience est devenue courante. Aujourd’hui, on parle aussi bien des Maladies Sexuellement Transmissibles que des Points Sexuellement Transmissibles. Dans les bureaux, il n’y a pas de lits. La table fait l’affaire. Des étudiantes (surtout à l’ISTM) doivent céder à certains assistants véreux qui veulent satisfaire leurs bas instincts. Jadis, un assistant interrogeait oralement des étudiantes tout en ayant des rapports sexuels avec elles.
Mais après la deuxième victime, monsieur l’assistant était épuisé, en panne sexuelle. Aussi celles qui attendaient leur tour dans le couloir commençaient à se moquer de l’impuissant. La dignité bafouée ne s’indemnise pas.
Si les enseignants forcent les filles, dans les homes d’étudiants c’est le contraire. Là, ce sont les étudiantes elles-mêmes qui s’amènent à ‘‘l’abattoir’’. Et selon une enquête du professeur Kayembe de la faculté de médecine, 99% d’étudiants sont actifs sur le plan sexuel et 33 % ont plus d’un partenaire sexuel. Cette enquête précise aussi que 8% sont séropositifs. C’est gravissime car ce taux est supérieur au taux national qui est de 4%. L’enquête d’une Ong révèle un taux particulièrement élevé. Donc, les étudiants ne sont pas restés à l’écart de la route du sida. Des étudiantes mènent une vie de hippie sur le campus et des avortements sont tellement pratiqués qu’un espace à côté du ‘‘Rond point sentiment’’ a été baptisé ‘‘Cimetière des innocents’’.
Une science sans conscience n’est que ruine de l’âme, la sagesse de ce monde est une folie devant notre Dieu et Il confond les sages dans leur sagesse.
Placide Nzeza
Transport un casse-tete a Kin.
Crise de mobilité | En essaie à Masina
Crise de mobilité à Kinshasa : Le taxi-moto ne fait pas toujours l’unanimité
Une première dans la ville de Kinshasa, depuis plus d’une année. Près de 250 motos ont été disponibilisés dans certaines parties de la capitale pour suppléer au déficit de transport qui frappe lourdement la mobilité à Kingabwa UCAM, au niveau de la 17ème rue à Limete, à Mikondo et à Masina-Pascal. Le prix est fixé selon le trajet. Sur le tronçon Pelende qui relie le bureau de la commune de Masina au rail (c’est ici qu’est née l’activité), la course est de FC 100 (USD 1/5).
Chaque conducteur de taxi- moto est appelé à payer à son patron FC 5 000 à la fin de la journée et peut s’en sortir avec mieux. ‘‘L’activité est rentable, parce qu’elle permet aux conducteurs et à leurs patrons de lier les deux bouts du mois’’, a affirmé le président de l’Association des conducteurs de motos au Congo (ACMCO), Freddy Mulamba qui assure que les conducteurs récupèrent les recettes d’une journée de la semaine comme son salaire.
Mais de manière générale, les conducteurs préfèrent toucher leurs salaires à la fin du mois. Une association des conducteurs des taxis motos a vu le jour dans la commune de Masina. L’initiative a été prise dans le but de venir en aide à la population face à plusieurs difficultés de transports qu’elles rencontrent pour son déplacement, occasionnées par le mauvais état de peu des routes qu’on peut rencontrer dans la ville.
Mauvais coté de l’affaire
‘‘Il est vrai que c’est un moyen de déplacement à haut risque mais nous n’avons pas le choix aussi longtemps que le transport à Kinshasa demeure difficile’’, a déclaré un client.
L’autorité communale a interdit l’usage et l’exploitation de taxi moto à Masina suite aux accidents survenus sur le tronçon Pelende. Selon le chef d’antenne de service de transport, plusieurs raisons sont à l’origine de l’accident. L’étroitesse de l’avenue Pelende, empruntée par un grand nombre d’automobilistes et de piétons malgré l’énormité du besoin sur cette avenue.
L’autorité municipale reproche également aux motards le fait qu’ils ne sont pas regardants vis-à-vis du port du casque, de la police d’assurance, de la carte rose, de la plaque d’immatriculation. Pour tout document, les conducteurs des taxi-motos exhibent les factures de leurs motos. Malheureusement, à ce jour, la demande est tellement forte que les mesures ne sont pas respectées par les conducteurs. Les autorités communales comptent leur adresser dans les prochains jours un rappel et envisagent de recourir à la brigade routière pour régulariser la situation. Une interdiction qui semblera difficile a être suivie car elle s’étend aussi dans d’autres parties de la ville.
Munor Kabondo
28 janvier 2008
Asky, la nouvelle compagnie aérienne africaine
Une nouvelle compagnie aérienne régionale dénommée "ASKY" démarrera ses premiers vols commerciaux avant la fin du premier semestre 2008, a décidé l’assemblée générale des actionnaires de la Société de promotion de la compagnie aérienne régionale (SPCAR).
Selon un communiqué de presse de l’institution rendu public lundi à Ouagadougou, la SPCAR, en décidant du lancement des activités de la nouvelle compagnie aérienne, a élu à Ouagadougou, à l’issue de leur assemblée générale, le président du conseil d’administration en la personne de Gervais K. Djondo.
Cette compagnie à caractère privé et international a un capital de 120 millions de dollars US, dont 80% sont répartis entre des investisseurs privés et 20% entre des institutions financières publiques.
Soulignant qu’une phase importante vient d’être achevée, M. Djondo a expliqué qu’il s’agira maintenant, dans les plus brefs délais, de mettre en place les instances de gouvernance et les structures opérationnelles, ainsi que de procéder au recrutement du personnel et à la mobilisation du capital.
Il s’est réjoui de la naissance de cette nouvelle compagnie aérienne, qui est la concrétisation de la volonté des chefs d’Etat et de gouvernement de la sous-région de voir l’Afrique dotée d’un outil commun de transport aérien à caractère privé.
La nouvelle compagnie, selon ses initiateurs, envisage de parvenir progressivement à desservir par vols quotidiens tous les pays au Sud du Sahara, de Dakar à Addis-Abeba, en passant par Khartoum, Nouakchott, Abuja, Windhoek, Johannesburg, Nairobi et Harare.
D’autre part, M. Djondo s’est réjoui au cours de l’assemblée générale de la SPCAR qu’un accord ait été trouvé à Libreville (Gabon) pour régler les différends au sein des Etats membres de l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA).
Pour ce faire, a-t-il expliqué, ASKY s’appuiera sur un schéma de structures décentralisées autonomes organisées autour de réseaux et de métiers à savoir : le réseau intercontinental et inter Afrique, le réseau régional, le cargo, le tourisme et la maintenance.
Le président du conseil d’administration de la nouvelle compagnie aérienne a, par ailleurs, indiqué que des négociations avec un partenaire technique étaient très avancées et sa conclusion devrait donner à la compagnie le soutien pour la réussite de ses opérations.
Il a salué le mérite des compagnies nationales ouest-africaines "Air Sénégal International, Nouvelle Air Ivoire, Air Burkina, qui ont tout mis en œuvre en vue de combler le vide laissé par la compagnie multinationale Air Afrique".
ASKY, a-t-il souhaité, entend bénéficier de leurs expériences et soutien, "de façon qu’ensemble et en étroite collaboration, il soit possible de renforcer et d’améliorer les dessertes de nos Etats et le transport aérien en Afrique".
Par Afrik.com
Esther, « enfant-sorcier » à Kinshasa
A Kinshasa, de plus en plus d’enfants, accusés de sorcellerie par de proches parents sont renvoyés dans la rue. Le phénomène est encouragé par les églises dites de réveil qui foisonnent dans la capitale congolaise. Rencontre avec Esther, enfant-sorcier qui rêve d’un avenir de lumière.
Les télé-évangélistes congolais sont formels : les enfants abandonnés, qui errent dans les rues de Kinshasa, vêtus de presque rien, ou avec des guenilles, sont ‘‘possédés’’, ‘‘envoutés’’. Selon les pasteurs propriétaires de ces télés, les gamins rachitiques dont certains ont des malformations physiques, sont malnutris et sales dans les rues des villes du pays portent en eux des ‘‘esprits malfaisants’’. La plupart ont été chassés des toits familiaux par leurs parents, qui les accusent de sorcellerie et d’attirer toutes sortes de malheurs à leurs familles.
Voués aux gémonies par les sectes évangélistes
Dans un pays qui compte plus de 40 chaînes de télévision dont près de la moitié appartiennent aux églises évangélistes (de réveil) et plus de 200 stations de radio, il est difficile qu’un tel message ne passe pas. Une peur irraisonnée de ces enfants s’est alors installée dans l’esprit de la population. Des dizaines de milliers de garçons et de fillettes sont violentés. Beaucoup sont intimidés, privés de nourriture et torturés lors de cérémonies d’exorcisme orchestrées dans des églises de réveil par des pasteurs évangéliques qui exploitent la croyance enracinée dans la population selon laquelle ‘‘le monde invisible existe réellement et qu’il est peuplé d’esprits nuisibles’’.
Dans les quartiers pauvres de la capitale congolaise où ces sectes naissent comme des champignons à chaque coin de rue, des milliers d’enfants sont ainsi accusés chaque jour de sorcellerie. Charles Bivula, chef de projet pour la protection à Save the Children (une ONG de protection de l’enfance), estime que dans la seule ville de Kinshasa, 80% des gamins des rues sont abandonnés pour cette raison. Selon un rapport du REEJER (Réseau des éducateurs des jeunes et enfants de la rue) publié en mars 2007, 18 000 personnes vivent dans la rue à Kinshasa, dont plus ou moins 13 700 enfants de moins de 18 ans.
Rencontre avec Esther, 13 ans
Esther, 13 ans, est l’une de ces ‘‘enfants sorciers’’. Elle porte un body noir, une mini jupe bleue et des baskets de marque Nike usés, « don, dit-elle, d’un photographe blanc » croisé le long de la rivière Kalamu. ‘‘Ce sont mes seuls biens’’, explique l’enfant accompagnée de trois de ses camarades. Après d’infructueuses tentatives d’hébergement dans les différents centres d’accueil de la place, les rues nauséabondes de Matonge, le plus chaud et bruyant quartier de Kinshasa, sont sa résidence depuis qu’elle est partie du toit familial. Son crime : avoir jeté un sort mortel à une de ses demi-sœurs. Mais, avant le décès de celle-ci, le petit frère et la petite sœur de sa marâtre avaient déjà commencé à la maltraiter. ‘‘Ils me laissaient des fois deux jours sans manger, se souvient Esther. Mes deux frères allaient à l’école, mais ils m’empêchaient d’y aller parce que, disaient-ils, j’étais une sorcière. Papa était parti en Angola. Ils ont arrêté de payer l’école pour moi’’.
A la mort de sa grand-mère, sa vie s’est transformée en enfer. ‘‘Un jour, ma marâtre s’est sentie mal au retour d’une veillée de prières de deux jours, raconte-t-elle. Elle faisait une crise d’estomac. Ses frères ont dit que je lui ai jeté un mauvais sort. Je ne comprenais rien de tout cela. Je niais mais personne ne voulait m’entendre. Ils ont continué à m’accuser. Un jour, mon petit frère s’est mis à me battre avec un fouet. En voulant m’échapper je me suis cognée contre l’encadrement de la porte et me suis blessée à la tête. Il m’a tirée vers lui et a continué à me frapper. J’ai eu très peur. J’ai réussi à lui échapper et me suis enfuie de la maison’’. Ce jour là, Esther avait 9 ans. Elle dit s’être réfugiée dans la rue pour ne plus ‘‘être battue’’. Elle ne connaît pas sa mère, ni ne sait rien d’elle. Cependant elle pense que si elle avait vécu avec sa ‘‘vraie mère’’, elle n’en serait pas là aujourd’hui.
Déloger les démons du corps des enfants…
A Kinshasa, la grande majorité des pasteurs évangéliques affirment qu’ils peuvent déloger les démons du corps de ces enfants. Bobo Makoka, la quarantaine révolue, pasteur de l’église Mission évangélique sur la brèche, est présenté par ses fidèles comme ‘‘le guerrier du Seigneur’’. En dix ans de ministère, l’homme dit avoir déjà ‘‘délivré’’ une vingtaine d’enfants ‘‘possédés’’ des griffes des ‘‘esprits malfaisants’’. Ses méthodes d’exorcisme sont relativement douces : il n’a recours ni aux coups ni à la torture, ni même à un jeûne de plusieurs jours, mais soumet les enfants à la ‘‘cure d’âme’’ : ‘‘J’écoute l’enfant et après je procède à la délivrance par des séances de prière’’, explique-t-il. ‘‘J’ai pour cette année 4 cas de petits enfants de 5, 7, 8 et 10 ans dont l’un a déjà trouvé solution, les trois autres sont en cours’’, confie le pasteur. Bobo soutient que le premier enfant avait ‘‘bloqué son père’’ qui ne trouvait pas du travail, mais quand le petit a été ‘‘délivré’’, le père a vite trouvé un emploi.
Selon lui, les gamins se transforment souvent en animaux la nuit. ‘‘Toi, en quoi t’es-tu changé ?’’, demande-t-il à un des garçons. ‘‘En souris’’, répond-il. ‘‘Et toi ?’’, demande-t-il à un autre, ‘‘en serpent…’’. ‘‘Les enfants sorciers sont inconscients et sans pitié. Quand on leur demande de donner (tuer) leurs parents, ils n’hésitent pas. Voyez les enfants soldats, ils commettent les pires atrocités par rapport aux adultes !’’, explique Prospère Kodjo, adepte d’Ebale Mbonge, une secte célèbre à Kinshasa. L’ONG Save the Children tente, en partenariat avec d’autres ONG locales réunies au sein du REEJER de faire un plaidoyer en faveur de ces gamins maltraités et de les rendre à leurs familles. ‘‘J’ai vu des enfants, entassés les uns sur les autres pendant plusieurs jours sous prétexte de les préparer pour leur délivrance’’, rapporte un éducateur social au REEJER.
Un jour, peut-être, la télé…
Au cours des quatre dernières années, Save the Children a réussi à réunifier à Kinshasa et à Mbuji-Mayi, environ 8.000 enfants en rupture avec leurs familles. Le hic, c’est qu’une solution est trouvée en aval, mais qu’en même temps en amont, de nouveaux enfants sont déversés chaque jour dans la rue. Le meilleur pour eux est peut-être à venir. La ministre de la Condition féminine et de la famille a présenté un « Code de protection de l’enfant », le 16 juin 2007, à l’occasion de la journée de l’enfant africain. En attendant son adoption, tout ce que veut Esther, c’est aller à l’école pour être plus tard ‘‘comme Chantal Kanyimbo’’, une présentatrice vedette de la RTNC, la radiotélévision publique congolaise.
Article repris à notre Partenaire The Post (Kinshasa)
Nos "amis" du centre ville
Indéniablement le mot "shégué" rappelle, celui du révolutionnaire Che Guevarra qui fit trembler le monde dans les années 60. En RD Congo, ses « homonymes », les "shégués" commencent également à faire trembler le pays mais naturellement pas pour les même raisons.
Les tristement célèbres enfants des rues s’illustrent de plus en plus dans des actes de violences urbaines, à Kinshasa et dans les autres villes du pays. L’inquiétude s’installe dans toutes les couches de la population : chez les politiciens, religieux, commerçants, étudiants, ménagères...
Selon Olivier Nkanga, sociologue congolais vivant à Rabat, il faut comprendre le phénomène des enfants de rues comme "une des conséquences négatives de l’urbanisation dans les pays en voie de développement". Il cite les travaux de Gilbert Blardone dans son ouvrage " l’environnement sociopolitique, croissance démographique et urbanisation" écrit en 1972.
Au fil des années, les "shégués" sont devenus un véritable groupe social, légitimé entre autres par des chanteurs congolais. Plus leur nombre augmente plus le potentiel du danger qu’ils représentent devient perceptible. L’urgence de s’attaquer à la racine du problème devient manifeste. Les acteurs de terrains préconisent une action sociale de prévention, et de gestion forte et durable dans le temps.
La presse congolaise fait, chaque semaine, écho des violences urbaines dont sont responsables les shégués. La violence et la répression contre les shégués est d’autant plus grande qu’une partie de la population les accuse à tord ou à raison de sorcellerie.
2001 marquera l’année où le phénomène a atteint son paroxysme, Kinshasa se souviendra à jamais de ce jour où, un shégué perdra la vie lors d’une altercation avec un policier. La réponse des shégués ne se fera pas attendre, ils semeront la pagaille au centre ville de Kinshasa.
Novembre 2004, des shégués de Mbuji Mayi, la ville minière du Kasaï, attaquent des chercheurs diamants. Ceux-ci ne se laisseront pas faire et il eut un affrontement à l’arme blanche. Selon la presse ,23 shégués seront gravement blessés.
Octobre 2005, le chanteur JB Mpiana se fait voler son sac par des shégués, alors qu’il est tombé dans un piège au moment où il tentait de s’interposer dans une fausse bagarre de shégués, en plein centre ville de Kinshasa. Un mois, plus tôt, les shégués avaient poussé le cynisme en agressant les fidèles de l’Eglise Dieu Vivant au stade Tata Raphaël de Kinshasa, pendant les funérailles du pasteur Jacques Sikatunde, arrachant des bijoux, téléphones portables et de l’argent.
Décembre 2005, un shégué passe un commerçant à tabac en plein marché central de Kinshasa et opère un vol à son étalage. Les commerçants du marché central réagissent aussitôt en s’en prenant au shégué en question. Une fois de plus, ce fut l’escalade de la violence entre les commerçants excédés et les marginaux de la rue. L’intervention musclée de la police ne fera pas dans le détail ; environ 500 shégués seront arrêtés par la suite. La plus part seront libérés quelque jours plus tard grâce aux pressions de la Monuc.
Janvier 2006, c’est à Kisangani, au nord de la RDC, que les shégués vont terroriser le propriétaire de la boulangerie « Kona Baker » au point de le menacer à l’arme blanche et de vouloir mettre à sac la boulangerie. Les marginaux reprochaient au boulanger de les avoir réveillés bruyamment alors qu’ils squattaient la devanture de l’établissement, vers 7 h du matin.
Dans ce déchaînement de violence la police apparaît, une fois de plus , comme le seul recours immédiat pour contenir le fléau. Ces enfants, exclus, chosifiés, diabolisés, marginalisés (à tord ou à raison), constituent une sorte de bombe à retardement qu’il faut désamorcer.
Mais comment??? A vous la parole !
Par Direct.cd
22 janvier 2008
Pour avoir exposé la photo de Laurent Nkunda, le photographe Ahoka aux arrêts
| C'est depuis le 17 janvier dernier que le photographe Ahoka mieux connu sous l'appellation de Guy Le Blanc est incarcéré au cachot du Bataillon de Police Militaire du Camp Kokolo de Kinshasa pour avoir exposé la photo du général dissident Nkunda. Pour la petite histoire, le jeune Charles Zola qui travaille avec Guy le Blanc a vu un monsieur venir observer les photos exposées sur son tableau situé sur la place Victoire en face de l'hôtel Matonge. Ce dernier va négocier un marché sur l'achat de la photo du fameux général déchu. Le marché conclu, une fois l'argent sorti pour vente de la photo, un autre agent viendra et va arrêter Zola sans mandat d'arrêt. Les sources fiables indiquent que le sous Ciat de Djakarta ignore carrément cette arrestation, voire le bureau de la police du district de Funa. C'est quand le photographe Ahuka Guy Le Blanc se présente pour chercher la libération de son collaborateur Zola que ce dernier sera incarcéré. Le père de Charles Zola a usé de ses relations et connaissances voir son fils libéré, le samedi 19 janvier 2008. Mais, Guy le Blanc reste bloqué au cachot du Bataillon PM du Camp Kokolo. Le observateurs avisés se demandent pendant qu'une conférence sur la paix se tient à Goma, est-il important d'arrêter un photographe parce qu'il a exposé la photo d'un rebelle comme Laurent Nkunda ? Pourquoi ne pas fermer les chaînes de télévision et les journaux qui parlent de Laurent Nkunda avec images à l'appui ou les usine qui fabriquent les polos à effigie du terroriste Oussama Ben Laden ? S'interrogent des observateurs avertis. Si du reste, cet agent du Bureau 2 a des problèmes particuliers à régler avec Guy le Blanc, il n'a pas en tout cas à évoquer comme prétexte la photo de Nkunda exposée sur tableau de la place victoire. Il est grand temps de trouver le vrai motif de l'arrestation de ce photographe. Guy le Blanc Ahuka est le président de l'association des photographes sportifs de la capitale. Il détient une expérience non négligeable sur la photographie. La Référence Plus | |



