25 novembre 2007
LANGUES CONGOLAISES. vol 3
KIKONGO
Le kikongo est une langue parlée par les Kongo (bakongo en kikongo) vivant en Angola, en République démocratique du Congo (dans les provinces du Bas-Congo, du Bandundu et du Kinshasa), et en République du Congo (dans la région sud-ouest jusqu'à Brazzaville).
Kituba
Le munukutuba (ou kituba), une des langues officielles du Congo-Brazzaville est un kikongo simplifié et véhiculaire, compréhensible par les locuteurs des divers dialectes du kikongo.
Au Congo-Kinshasa, la constitution spécifie que le kikongo est une des quatre langues nationales, mais le kituba est la langue utilisée dans l’administration. Ceci peut s’expliquer par le fait que kikongo, kikongo ya Leta et kituba sont le plus souvent utilisés comme synonymes.
Le kituba, aussi appelé munukutuba, kikongo ya leta ou kikongo du gouvernement, est une langue bantoue parlée comme seconde ou première langue en République du Congo par 50,35 % de la population, entre Brazzaville et Pointe-Noire, et en République démocratique du Congo par plus de 4 millions de personnes. C’est un créole kikongo, simplifié et véhiculaire, compréhensible par les locuteurs des divers dialectes du kikongo. Dans les régions où le kituba et d’autres dialectes kikongos ne sont pas la première langue, le nom kikongo est parfois utilisé.
Un capucin italien, Frère Bonaventura da Sardegna, fut le premier à écrire une grammaire kikongo lors de sa mission au Royaume Kongo vers 1645 Hiacinto Brusciotto de Vetralla écrit un ouvrage sur la grammaire kikongo en 1659 : Regulae quaedam pro difficillimi congensium idiomatis faciliori captu ad grammaticae normam redactae, Romae: Typis S. Congreg. de Propaganda Fide.
L’origine du kituba est un pidgin apparu grâce aux échanges commerciaux sur les bords du bas du fleuve Congo, avant l’exploration de l’intérieur africain par les Européens. La langue à pris de l’importance grâce à l’augmentation du commerce. Lorsque les missionnaires et les colons européens sont arrivés plus à l’intérieur citation, citation, ils ont favorisé l’utilisation du kituba aux différents dialectes kikongos. D’une part car celui-ci était déjà une langue véhiculaire comprise pas une majorité de groupes Kongos. D'autre part parce qu'il était plus simple d'accès à des locuteurs de langues européennes. C’est pour cette raison que le kituba a souvent été associé aux colonisateurs.
Selon SIL, le kituba parlé en République démocratique du Congo est une langue différente du kituba parlé en République du Congo, mais plusieurs livres sur le kituba ne différencient qu’en tant que dialectes de la même langue.
L’Organisation des Nations unies possède deux traductions de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme, une indiquée comme étant en kituba et l’autre en kikongo ; les deux traductions diffèrent légèrement.
L’alphabet latin est utilisé pour transcrire le kituba. Comme pour d’autres langues bantoues, l’alphabet latin a été introduit par les Européens.
L’écriture mandombe, inventée en République démocratique du Congo, est aussi utilisé dans la communauté kimbanguiste pour transcrire le kituba.
Répartition géographique
Les langues kikongo sont parlées dans :
- le Sud du Congo-Brazzaville :
- région de Kouilou,
- Sud de la région du Niari,
- région de Bouenza,
- moitié sud-ouest de la région du Pool ;
- le Sud-Ouest du Congo-Kinshasa :
- province du Bas-Congo,
- partie de la ville province de Kinshasa,
- district de Kwilu et la ville de Bandundu,
- district de la Kwango,
- extrême ouest du Kasaï-Occidental ;
- le Nord-Ouest de l'Angola :
- province de Cabinda,
- province de Uige,
- province de Zaire,
- Nord des provinces de Bengo et Cuanza Nord ;
- la côte sud du Gabon.
13 novembre 2007
LANGUES CONGOLAISES. VOL 2
Swahili
Les langues swahilis sont un groupe de langue bantoue de l'Afrique de l'Est qui sont le fruit d'un métissage de langues africaines et d’arabe. Elles possèdent des caractéristiques communes et surtout un vocabulaire commun qui permet à un de leurs locuteurs de se faire comprendre des divers locuteurs de groupement de langue. La plus utilisée et populaire de ces langues est le kiswahili.
les langues swahilis (35 millions de locuteurs) : Tanzanie, Kenya, Ouganda, République démocratique du Congo, Rwanda, Burundi, Comores, Mozambique, Somalie, Afrique du Sud (le shimaore parlé à Mayotte en est une variante).
C'est au XIXe siècle que la pratique de ces langues se sont largement déplacées vers l'interieur au Kenya, Ouganda, Rwanda, Burundi, Congo-Kinshasa, Centrafrique et Mozambique. Les missionnaires s'en servaient pour précher. Les autorités coloniales du continent à partir de 1930, par l'intermédiaire du Comité sur la langue territoriale, ont alors cherché à standardiser ces langues. La standardisation a continué à être menée pour produire le swahili et finir par s'imposer comme langue vernaculaire, puis comme langue officielle dans de nombreux pays.
Le swahili dispose d’une littérature écrite depuis plusieurs siècles (à l’origine en caractères arabes, depuis la fin du XIXe siècle en caractères latins). Des poèmes rédigés dans l'archipel de Lamu datent probablement du milieu du XVIIe siècle, mais nous n'en possédons que des copies plus tardives. Ainsi les plus anciens manuscrits originaux rédigés en swahili datent de 1711, il s'agit de lettres rédigées à Kilwa et conservées dans les archives de l'empire portugais (Historical Archives of Goa, Inde).
L'origine.
Le lieu de l'apparition de la langue-ancêtre des langues swahilies, le proto-swahili, n'est pas clairement identifié. Le proto-swahili serait né dans l'ancienne ville de Ngozi ressortant peut-être à certaines traditions orales faisant état d'un mystérieux empire d'Ozi dans l'archipel de Lamu. Le kingozi, littéralement « comme le cuir », fut par ailleurs un dialecte littéraire visant à l'archaïsme et très en vogue au XVIIIe et XIXe siècles dans l'écriture de poésies en langue swahilie écrites avec l'alphabet arabe. Une autre localisation est proposée par d'autres historiens pour le proto-swahili, c'est la ville de Shungwaya, près de l'actuelle frontière somalo-kenyane. Nous sommes toujours dans l'attente de fouilles archéologiques qui viendraient à l'appui d'une thèse ou d'une autre. Point commun aux deux localisations proposées pour l'origine du swahili: Nous sommes toujours dans la même région qui comprend la côte au sud de l'actuelle Somalie et la cöte au nord de l'actuel Kenya, ainsi que les différente îles attenant à cette bande côtière. Le terme viendrait du pluriel du mot arabe sahel (ساحل) : sawahil (سواحل) qui signifie « côte » ou « frontière », le i final n'étant qu'un suffixe utilisé par ces langues pour rendre le discours plus fluide.
Les premiers indices écrits de l'existence de parlers swahilis sont anciens. Le Périple de la mer Érythrée, un document du IIe siècle précise que les marchands qui visitaient à la fois l'Afrique de l'Est et le sud-est de la péninsule arabe parlaient le même langage et y contractaient des mariages. Ceci n'exclut pas que les parlers swahilis, ou le proto-swahili à l'état encore indifférencié, existassent avant ce témoignage.
Les commerçants musulmans de la côte ont diffusé la langue swahilie vers l’intérieur du continent, le long des pistes marchandes et esclavagistes où elle a servi de langue véhiculaire. Au cours des siècles, elle s’est diversifiée selon les pays et dans les différentes îles au large des côtes kenyannes et tanzaniennes. Entre le XVe siècle et le XVIIe siècle, bon nombre de dialecte swahili ont incorporé des mots portugais. Ces langues multiples ne sont alors, sur le continent, que rarement langues maternelles (1 % en Tanzanie dans les années 1950[1]), mais sont largement utilisées en tant que langues véhiculaires, pour commercer ou pour voyager.
Évolutions
Plus récemment certains dialectes se sont métissés de nouveau avec d’autres langues africaines ou européennes. Ces langues issues de la culture swahilie évoluent donc différemment :
- Le Kiswahili en absorbant du vocabualire anglais et arabe, mais aussi un peu d'allemand. Arvi Hurskainen propose une étude des mots d’emprunt dans une large sélection de textes swahili de différentes époques et de natures diverses. L’étude permet de revoir à la baisse l’impact global de l’arabe et de constater une légère augmentation de l’impact global de l’anglais. Les autres dialectes swahili de Tanzanie et du Kenya disparaissent au profit de ce swahili standardisé.
- Sheng du Kenya (métissé de Kikuyu et d’anglais) ;
- Swahili du Congo-Kinshasa ;
- langues comoriennes se seraient différenciées du swahili de Zanzibar au XIe siècle. la distinction entre les langues des îles de la côte tanzanienne et les langues comoriennes n'a réellement été identifiées qu'au début de ce siècle. Aujourd'hui la différence s'accentue car ces langues absorbent des formulations et du vocabulaire français. Il est à noter par exemple que la plupart des locuteurs comoriens ne savent que les dix premiers chiffres en swahili.
Kiswahili
Le kiswahili (langue vernaculaire), est une langue bantoue, originaire du sud du Kenya puis qui s'est métissée à d'autres langues africaines et à l’arabe. Elle joue de nos jours un rôle important comme langue véhiculaire dans toute l’Afrique subsaharienne. Le préfixe ki signifie ici « langue », swahili désigne la côte, le kiswahili est donc la langue de la côte.
L'Afrique de l'est, et plus particulièrement la Tanzanie, fourmillait de langues voisines proches. À partir de 1930, l'administration coloniale, par l'intermédiaire du Comité sur la langue territoriale, a décidé de normaliser une langue à partir du dialecte de Zanzibar, l’un des plus anciens, le kiunguja. Les langues swahili étant des langues traditionnellement utilisées comme langue seconde sur le continent et comme langue première sur la frange côtière et les îles.
Au sortir de l'indépendance, pour dépasser les clivages ethniques, Nyerere a choisi cette langue, pour être la langue officielle de Tanzanie. L'unification et la standardisation se poursuit avec l'Institute of Swahili, Research de l'University College de Dar-es-Salaam. Le swahili, langue première minoritaire, mais langue seconde assez répandue allait constituer un point important de la politique du pays. L'objectif à terme étant de supplanter la langue coloniale, l'anglais, qui s'imposait déjà au parlement. Cette langue ne favorisant aucune ethnie, fut bien acceptée par la société. À partir de 1965, les campagnes politiques, l'éducation, les séances de tribunaux en première instance, et de nombreux autres secteurs se fond en kiswahili, c'est la "swahilisation" de la société. À partir de 1970 le parlement siège dans cette langue. En 1980, l'enseignement secondaire ne se fait plus qu'en kiswahili. Petit à petit les enfants ne parlent plus la langue de leurs parents, le kiswahili est en train de devenir langue première, la langue nationale.
Usage
Le kiswahili est aussi langue nationale au Kenya, en République démocratique du Congo et langue véhiculaire en Ouganda, au Rwanda, au Burundi, au Mozambique, au Malawi et en Zambie. Il reste compréhensible aux Comores, les langues comoriennes étant des langues très proches.
De nombreux auteurs contemporains écrivent en kiswahili, notamment en Tanzanie et au Kenya. Comme les autres langues swahilis, le kiswahili dispose d’une littérature écrite depuis plusieurs siècles (à l’origine en caractères arabes et s'écrit depuis la fin du XIXe siècle en caractères latins).
05 novembre 2007
LANGUES CONGOLAISES. vol 1
LE LINGALA
Le lingala appartient à la famille des langues bantoues. Le terme désignait à l'origine la langue d'une ethnie, mais il a désigné dès la fin du XIXe siècle une langues véhiculaire, proche d'une langue dénommée lobangi ou bobangi, et est issue d’un mélange entre plusieurs langues bantoues parlées par les habitants de la région du fleuve Congo, elle donc généralement considérée comme langue inter-ethnique.
Le lingala est parlé comme langue maternelle dans les deux Congo, la majeure partie des locuteurs étant dans le Congo-Kinshasa. Avec son statut de langue véhiculaire, le lingala est aussi parlé en Angola et en République centrafricaine. Étant donné que la musique congolaise est populaire en Afrique centrale, il est possible d'entendre des paroles en lingala des deux côtés de l'Afrique centrale, du Kenya au Cameroun.
Au XIXe siècle, le bobangi était la langue véhiculaire dans le pays Ngala, sur les bords du fleuve Congo, depuis l'embouchure de la rivière Kasaï à celle de l'Ubangi, le long de celui-ci jusqu'à l'embouchure de la Ngiri. Après 1880, la langue fut appelée bangala par les Occidentaux. C'est dans cette région que fut établie la Station Bangala, qui laissa place au port de la Nouvelle-Anvers, aujourd'hui Makanza, l'un des premiers postes établis sur le fleuve par l'Association Internationale Africaine de l'État indépendant du Congo, à mi-distance entre Léopoldville (aujourd'hui Kinshasa) et Stanleyville (aujourd'hui Kisangani). Ces trois postes ont d'ailleurs été les premiers à accueillir au delà du Bas-Congo une mission catholique dès 1899. En 1900, le nom lingala était généralement utilisé pour désigner la langue. Le nom bangala est maintenant celui d'une autre langue plus à l'est, dans la province Orientale.
Le lingala est aujourd'hui largement répandu, en Congo-Kinshasa (RDC) et au Congo-Brazzaville, où il est devenu une langue régionale, largement utilisée dans les médias, l'armée, les discours officiels, mais également dans la chanson populaire. Outre le français, c'est l'une des quatre langues nationales du Congo-Kinshasa, à côté du kikongo, du swahili et du tchiluba. Le lingala a progressivement supplanté le kikongo à Kinshasa, où ce dernier était pourtant la langue véhiculaire d'origine.
Le succès et l'expansion du lingala au cours de la seconde partie du XXe siècle, et en particulier à l'époque du Zaïre, sont notamment dûs au fait qu’il a été largement promu par Mobutu Sese Seko, natif de la région lingalaphone. Le lingala fut notamment la langue principale de l'armée zaïroise.
Le lingala possède plusieurs dialectes, recouvrant un territoire linguistique large et divisé par des frontières administratives ou de longues distances.
Bokamba et Bokamba divisent les différents dialectes de lingala de la façon suivante :
- lingala standard, dit classique ou littéraire, ou encore lingala de Makanza
- lingala parlé, dit populaire
- lingala de Kinshasa
- lingala de Brazzaville
- mangala ou bangala — considéré comme langue dérivé car souvent mutuellement inintelligible avec les autres dialectes de lingala
Lingala classique
Le lingala classique est la variété utilisée dans plusieurs institutions de l’éducation et d’informations tant au niveau national qu’au niveau régional. Cette variante provient des traductions, dont une de la Bible, et des efforts de standardisation de l’Église catholique. Le lingala classique se dénote des autres dialectes par son nombre de voyelles, sept voyelles [a], [e], [ɛ], [i], [o], [ɔ], [u], par une harmonie vocalique obligatoire et par l’utilisation de tous les suffixes grammaticaux.
Lingala parlé
Le lingala parlé est une variante comptant autant de préfixes nominaux que le lingala classique, mais moins d’accord grammaticaux entre ceux-ci et les autres suffixes. L’accord sujet-verbe est maintenu mais réduit à 10 classes, tandis que l’accord substantif-adjectif est simplifié à 2 classes. Les septs voyelles sont aussi utilisées, mais l’harmonie vocalique n’est pas appliquée. Son développement est principalement dû aux différentes missions protestantes, dont une traduction de la Bible. Cette variante du lingala est probablement la forme la plus parlée à travers les régions lingalaphones des deux Congo, même dans leurs capitales. C’est la forme de lingala le plus parlé dans la vie de tous les jours. Bien que cette forme soit la plus répandue, le lingala classique conserve le titre de lingala standard. Les deux dialectes sont parfois utilisés dans des contextes différents. Par exemple le lingala classique est utilisé dans les réunions officielles, dans certains médias ou dans les situations formelles, mais le lingala parlé est utilisé dans les situations informelles. Une majorité des chansons populaires en lingala, entre 60 et 65 %, utilisent le lingala parlé.
Lingala de Kinshasa
Le lingala de Kinshasa est le dialecte utilisé au quotidien à Kinshasa, souvent utilisé dans les divertissements à la télévision ou à la radio. Cette forme de lingala comporte beaucoup d’emprunts du français et est parfois considérée comme un créole mais ces emprunts peuvent aussi être des alternances codiques faites par des personnes bilingues. Par exemple :
- — Est-ce que likambo yangó ya sɔ̂lɔ́ tǒ lokúta ?
- Est-ce que cette histoire est vrai ou fausse ?
- — Oyébi yě bien !
- Tu la connais bien !
- — En tout cas, nasepélí míngi.
- En tout cas, je me réjouis beaucoup.
- — Vraiment nǎzokámwa !
- Je suis vraiment étonné !
Langues dérivées
Le bangala, parlé plus à l’Est du territoire du lingala, est généralement considéré comme une langue à part entière.
Le frangala, une forme de lingala répandue parmi la diaspora et dans certains centres urbains, ressemble fortement à une langue créole avec beaucoup de mots de vocabulaire du français, et est caractérisée par des accords grammaticaux limités à deux ou quatre classes nominales.
Bibliographie
- Alende, Régine K.T. (2000) L'expression de la joie et de la peur en anglais et en lingala : essai d'analyse cognitive. (PDF)
- Ashem-Tem, Kawata (2004) Bagó ya lingála mambí ma lokóta : Dictionnaire lingala. Karthala. ISBN 2845864949
- Ashem-Tem, Kawata (2004) Lingála/Falansé - Français/Lingala Dictionnaire. Karthala. ISBN 2845865686
- Edema, Atibakwa Baboya (1994) Dictionnaire bangála - français - lingála. Agence de Coopération Culturelle et Technique SÉPIA.
- Bokamba, Eyamba George et Bokamba, Molingo Virginie (2004) Tósolola na lingála. NALRC Press, Madison, Wisconsin.
- Guthrie, Malcolm (1939) Grammaire et dictionnaire de lingala / La langue actuellement la plus parlée sur les deux rives de la partie centrale du fleuve Congo / Avec un manuel de conversation français-lingala, La Librairie évangélique au Congo, Kinshasa.
- Meeuwis, Michael (1998) Lingala. (Languages of the world vol. 261). München : LINCOM Europa. ISBN 3895865958
- Mbulamoko, Nzenge (1973) Verbe et personne - Les substitus et marques de la personne verbale en latin, espagnol, français, allemand, lingála, et ngbandi. Tübingen : Tübinger Beiträge zur Linguistik. ISBN 3878080360
- Les Cahiers du RIFAL n° 23, novembre 2003
03 novembre 2007
LES LANGUES D'AFRIQUE.
Les langues nigéro-congolaises (ou Niger-Congo selon la terminologie anglo-saxonne) constituent l'une des principales familles de langues du monde, et la plus répandue géographiquement, en nombre de locuteurs et en nombre de langues distinctes des groupes de langues d'Afrique. Elle pourrait même constituer la famille la plus représentée, mais le problème est de savoir comment définir une langue "distincte". Quasiment toutes les langues d'Afrique subsaharienne appartiennent à ce groupe. Une caractéristique fréquente des langues nigéro-congolaises est l'emploi d'un système de genre nominal.
Joseph Greenberg fut le premier à identifier les zones où ces langues étaient parlées, qu'il appela "Niger-Congo" dans une suite d'article publiés entre 1949 et 1954. Juste avant que ces articles soient publiés dans un recueil, Les langues d'Afrique, en 1963, il révisa sa classification en y ajoutant les langues kordofaniennes comme une sous-branche d'un groupe plus important incluant les langues nigéro-congolaises. Cette famille fut rebaptisée nigéro-kordofanienne. Bennet et Sterk présentèrent en 1977 une nouvelle classification basée sur les statistiques lexicales qui aboutit à la classification Bendor-Samuel en 1989. Les langues kordofanniennes y furent classifiées comme un groupe de base, réintroduisant la notion de langues nigéro-congolaises, terme utilisé de nos jours parmi les linguistes. De nombreuses classifications considèrent encore les langues kordofaniennes comme une branche très éloignée, plus par manque de preuves d'appartenance que par le fait que ces langues paraissent former un groupe à part. De la même manière, le mandé est souvent considéré comme la deuxième branche la plus éloignée.
Les principales langues ou sous-genres appartenant aux langues nigéro-congolaises sont :
- Les langues kordofaniennes parlées dans les sud du Soudan, autour des collines de Nubie
- Les langues mandé parlées en Afrique de l'Ouest ; elles incluent le bambara, principale langue du Mali, ainsi que le soninké, une langue parlée surtout au Mali mais aussi au Sénégal et en Mauritanie.
- Les langues atlantiques qui incluent le wolof, parlé au Sénégal, et le peul (fula), parlé dans la région du Sahel
- Les langues ijoïdes au Nigéria, dont fait partie l'ijo et le défaka
- Les langues kw, qui regroupent les langues akan, parlées au Ghana, et langues gbe, parlées au Ghana, au Togo, au Bénin, et au Nigéria, dont le membre le plus connu est l'ewe
- Les langues bénoué-congolaises incluant entre autres :
- Les langues bantoues, un groupe très important contenant le swahili
- Le yoruba et l'igbo parlés au Nigéria
- Les langues dogon parlées au Mali
- Le groupe kru parlé en Afrique de l'Ouest, dont font partie le bété, le nyabwa, et le dida
- Le groupe gur, contenant le dagbani
- Les langues adamawa-ubangi dont le sango fait partie.
Afrique du Nord
- Arabe
- arabe classique
- dialectes nationaux (algérien, egyptien, libyen, marocain, tunisien...)
- sous dialectes régionaux (algérois, fessi, cairote, tunisois,...)
- hassani
- Tamazight
- diverses dialectes régionaux dans tous le Maghreb
- tumzabt (Algérie)
- taqvailit -aussi appelé kabyle- (Algérie)
- touareg (Algérie, Maroc, Mauritanie, Sahara Occidental, Mali, Niger...)]]
- tachelhit (Algérie et Maroc)
- ...
- Maltais
Afrique centrale
- bangala
- bassa
- bulu
- chichewa
- duala
- ewondo
- lingala
- kari
- kikongo
- kinyarwanda
- swahili
- kirundi
- sango
- tshiluba
Afrique australe
- afrikaans
- bemba
- shona
- xhosa
- zoulou
Afrique de l'Est
- amharic
- bari
- icetot
- luo
- Tigre
- Afar
Afrique de l'Ouest
Article détaillé : Langues du Sénégal
- badiaranké
- baïnouk
- balant
- bambara
- bandial
- bassari
- bayotte
- dendi
- coniagui
- diola
- édo
- haoussa
- jalonké
- kpele
- mancagne
- manjaque
- noon
- ndut
- papel
- pular
- saafi
- sérère
- soninké
- sonrhaï
- wolof
- yoruba
- zarma
01 novembre 2007
Le COURS D' ANGLAIS EN LINGALA.
Le Cours d' Anglais.
Lesson One: boyekoli bwa yambo.
Greetings and Farewells: Boyambeli mpe Bokabwani.
Hello!; Hi!; Good-morning!; Good afternoon!; Good evening!= Mbote!; Ntongo elamu!; Nzanga elamu!; Mpokwa elamu!.
How are You?, Are You doing?, How is everything? How is it? How is going on? =
Nsango nini?; Boni?; Boni kuna?, Ozali malamu?; Ozali Bien?; Ndenge nini?; Ndenge nini ba makambu?
I am fine!; Fine Thanks!; I am okay(O.K)!; I am alright!; Everything is okay!; Not too bad!; I am so so!=
Nazali malamu!; Malamu!; Nazali Malamu mingi!; Makambo nyonso ezali kotambola malamu!; kaka boye!; Malamu mingi te!; Muke muke!.
What's your name?= Nkombo nayo nini?
Where are you from?= Oouti mboka nini? Oouti wapi? Mboka nini yo oouti?
I am from the Democratic Republic of Congo= Naouti Congo( Kongo).
Bye and see You! Bye-bye! See you tomorrow! See you soon!=
Kende malamu mpe tomonani! kende malamu! Tomonani lobi! Tomonani kala mingi te!
Take care! Zala malamu!



