Galway Congolese Association

Groupe d'Appui et d'integration des Congolais vivant á galway/Irlande

10 avril 2008

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LES NOUVELLES

1. RWANDA : PAUL KAGAME PLACÉ ENTRE L'ENCLUME ET LE MARTEAU

Madrid, Espagne, le 13 février 2008 (GLAC) - La justice espagnole vient de lancer 40 mandats d'arrêt contre la cohorte de criminels qui gouvernent le Rwanda aujourd'hui et qui, grâce au financement et à l'appui des instructeurs des guerres américains, belges et britanniques ont ensanglanté toute l'Afrique centrale, causant pas moins de dix millions de morts au Rwanda, au Burundi et plus particulièrement en République démocratique du Congo.

Parmi les quarante militaires du gouvernement de Paul Kagame, on dénombre onze  généraux que la justice espagnole poursuit pour "génocide", "crimes contre l'humanité" et/ou "terrorisme". Plusieurs d'entre eux occupent présentement un poste diplomatique ou servent l'Organisation des Nations unies (ONU).

Comme n'a cessé de le démontrer Grands-Lacs Confidentiel, ces criminels servent à ces postes pour accomplir leur mission de mettre à genoux la République Démocratique du Congo; où toutes les compagnies multinationales pillent allégrement les richesses minières « scandaleuses ». Ces hommes servent des lobbyistes et sont inter-reliés avec les groupes de pression des multinationales pour s'assurer qu'aucune justice ne sera rendue sur les crimes commis au Congo, au Rwanda en 1994 et au Burundi. Les cirques de justice montés à Arusha pour le Rwanda ne sont en fait que la suite de cette logique déformatrice de l'histoire au nom d'un groupe de criminels qui se sont juré de contrôler l'humanité.

Après le premier mandat d'arrêt international lancé par le juge français Jean Louis Bruguière en 2006 contre neuf proches collaborateurs de l'« Adolphe Hitler » africain, Paul Kagame, la justice espagnole emboîte le pas; refusant ainsi de danser au rythme des multinationales occidentales et de leur agenda de dépeuplement de l'Afrique centrale.

Les juges français, Jean Louis Bruguière et espagnol, Fernando Andreu Merelles, seront retenus par l'histoire comme les défenseurs de la justice, seul fondement du rétablissement de la paix en Afrique centrale.

Dans un acte daté du 6 février 2008, le juge espagnol FERNANDO ANDREU MERELLES, juge d'instruction du tribunal de l'Audience nationale de Madrid, la plus haute instance pénale espagnole, requiert un mandat international de "recherche et capture" de 40 militaires rwandais qu'il incrimine sur la base des déclarations de 22 témoins protégés, dont des anciens collaborateurs du président Kagame lui-même.

L'aspect le plus intéressant, bien que révoltant, de ce mandat d'arrêt est que le président actuel du Rwanda, Paul Kagame lui-même, est poursuivi pour des délits graves. Selon les "indices" dont fait état le juge Andreu, celui qui est aujourd'hui connu mondialement comme le « Adolphe Hitler africain » est accusé de « crimes contre l'humanité, de terrorisme et/ou de crimes de guerre ». Paul Kagame ainsi que plusieurs de ses officiers seraient coupables de l'ensemble de ces délits graves.

Cependant, Paul Kagame ne figure pas parmi les accusés. Le juge explique dans son acte que l'immunité dont jouit le président rwandais le met à l'abri de poursuites tant qu'il sera chef d'Etat. En d'autres termes, sans son immunité, l'actuel président du Rwanda, Paul Kagame, tomberait lui-même sous le coup de la compétence universelle que l'Espagne reconnaît à ses tribunaux pour certains délits graves.

Paul Kagame, aujourd'hui pourchassé par la justice mondiale, croit avoir la vie sauve en montant sur un arbre c'est-à-dire en s'accrochant à la présidence. La justice qui le pourchasse est plus sage et se dit que celui qui se réfugie sur un arbre ne peut pas y demeurer pour l'éternité. Tôt ou tard Kagame finira donc par descendre et trouvera sous l'arbre, les juges qui ont lancé des mandats d'arrêt contre lui pour ses crimes au service de certaines puissances occidentales.

La liste des criminels de Kigali recherchés pour crimes contre l'humanité

La presse espagnole a fait parvenir à Grands-Lacs confidentiel le document légal et intégral de 182 pages, intitulé JUZGADO CENTRAL DE INTRUCCION No 4, AUDIENCIA NACIONAL, daté du 6 février 2008 à Madrid. Ce document étale les faits et les crimes contre l'humanité mettant en cause Paul Kagame et 40 de ses officiers supérieurs, très proches de lui.

Nous reproduisons ci-dessous la liste intégrale et authentique des noms de ces criminels et nous avons traduit en français leurs grades militaires.

1. JAMES KABAREBE, Général-Major.

2. KAYUMBA NYAMWASA, Général -Major

3. KARENZI KARAKE, Général de Brigade

4. FRED IBINGIRA, Général -Major

5. RWAHAMA JACKSON MUTABAZI, Colonel

6. JACK NZIZA (« JACKSON NKURUNZIZA » JAQUES NZIZA), Général de Brigade

7. RUGUMYA GACINYA, Lieutenant-Colonel

8. DAN MUNYUZA, Colonel

9. CHARLES KAYONGA, Lieutenant Général

10. JOSEPH NZABAMWITA, Lieutenant-Colonel

11. CEASER KAYIZARI, Général -Major

12. ERIK MUROKORE, Colonel

13. DENYS KARERA, Major

14. EVARISTE KABALISA, Capitaine

15. JUSTUS MAJYAMBERE, Major

16. EVARISTE KARENZI, Sous lieutenant

17. ALEX KAGAME, Général de Brigade

18. CHARLES MUSITU, Colonel

19. GASANA RURAYI, Lieutenant-Colonel

20. SAMUEL KANYEMERA o SAM KAKA, Général de Brigade

21. TWAHIRWA DODO, Colonel

22. FIRMIN BAYINGANA, Lieutenant-Colonel

23. AGUSTÍN GASHAYIJA, Général de Brigade

24. WILSON GUMISIRIZA, Général de Brigade

25. WILLY BAGABE, Colonel

26. WILSON GABONZIZA, Lieutenant

27. SAMUEL KARENZEZI, alias “Viki”, Caporal

28. JOAQUIM HABIMANA, Capitaine

29. KARARA MISINGO, Capitaine

30. ALPHONSE KAJE, Capitaine

31. FRANK BAKUNZI Capitaine

32. DAN GAPFIZI, Général de Brigade

33. JOHN BUTERA, Lieutenant

34. CHARLES KARAMBA Colonel

35. MATAYO Capitaine

36. PETER KALIMBA, Colonel

37. SILAS UDAHEMUKA, Major

38. STEVEN BALINDA, Major

39. JOHN BAGABO, Colonel

40. GODEFROID NTUKAYAJEMO, alias “Kiyago”, Capitaine

Paul Kagame, commandant en chef de l'APR, est accusé entre autres d'avoir fusillé des paysans dans le Nord du Rwanda, d'avoir organisé les massacres de Kibeho etc… Selon la justice espagnole, Paul Kagame occupe la première place des criminels recherchés « pour génocide, terrorisme et crimes contre l'humanité » mais le mandat d'arrêt contre lui doit attendre la fin de son immunité présidentielle.

Commandant à l'époque l'APR/FPR (Armée patriotique rwandaise/Front patriotique rwandais) des rebelles tutsis, Paul Kagame aurait notamment, le 12 mai 1994, exécuté à la mitrailleuse antiaérienne entre 30 et 40 hommes, femmes et enfants de l'ethnie hutu. L'acte du tribunal espagnol cite à ce propos le témoignage d'un ancien "membre de la garde personnelle" de Paul Kagame qui aurait assisté au mitraillage.

Les crimes attribués aux militaires poursuivis auraient été perpétrés entre 1994 et 2000, soit donc  pendant les années qui ont suivi la victoire, en juillet 1994, des Tutsis de l'APR/FPR et l'avènement d'un régime dont Paul Kagame fut d'abord le vice-président, avant d'accéder à la présidence en 2000.

L'exécution à cette époque par des membres ou des sympathisants de l'APR/FPR de neuf Espagnols, six religieux et trois membres de l'ONG Médecins du monde, fut à l'origine de l'ouverture, en 2005, de l'enquête judiciaire qui débouche aujourd'hui sur 40 inculpations.

Le juge Andreu donne crédit à "certaines sources", non identifiées, selon lesquelles le nombre de morts découlant des affrontements ethniques nés au Rwanda et qui ont aussi débordé sur certaines franges du Congo (l'ancien Zaïre) "pourrait être proche de quatre millions". Ce chiffre jusqu'à présent jamais évoqué dépasse de loin les 800.000 morts attribués par l'ONU au génocide rwandais.

A partir du document original, précisons quelques faits au sujet de certains accusés :

"KAYUMBA NYAMWASA, Général Major […] Il occuperait actuellement la fonction d'ambassadeur du Rwanda en Inde."

"KARENZI KARAKE, Général de Brigade […] Actuellement, il aurait été nommé, avec l'approbation des Nations Unies, commandant adjoint du contingent hybride des Nations Unies et de l'Union Africaine envoyé au Darfour, appelé UNAMID Force."

"RUGUMYA GACINYA, Lieutenant-Colonel […] Actuellement, il serait Defense, Military, Naval & Air Attaché de l'Ambassade du Rwanda aux Etats-Unis."

"WILSON GUMISIRIZA, Général de Brigade […] Selon les dernières informations disponibles, il commanderait le Secteur 1 des Forces Rwandaises de Défense (FRD) destinées au Soudan par l'Union Africaine sous mission des Nations Unies dans le programme du Soudan (UNAMIS), actuelle force hybride unifiée sous le sigle UNAMID Force."

"KARARA MISINGO, Capitaine […] Selon les dernières informations, il a été nommé membre du groupe de trois qui dirige le service de Gestion de Vérification et Enregistrement de la Mission du Programme des Nations Unies pour le développement au Népal, sous le sigle UNDP Nepal."

"FRANK BAKUNZI, Capitaine […] Selon les dernières informations disponibles, il est le porte-parole des Forces Rwandaises de Défense (FRD) à Khartoum (Soudan) et est aussi actuellement capitaine du contingent de soldats rwandais de l'Union Africaine sous mission des Nations Unies dans le programme Soudan (UNAMIS), actuelle force hybride unifiée sous le sigle UNAMID Force."

"CHARLES KARAMBA, Colonel […] Selon les dernières informations disponibles, son dernier poste connu est attaché militaire à l'Ambassade du Rwanda en Erythrée, ainsi que directeur de recherche et développement des Forces Rwandaises de Défense (FRD) auprès de l'Union Africaine sous mission des Nations Unies dans le programme Soudan (UNAMIS), actuelle force hybride unifiée sous le sigle UNAMID Force."

Ces sept personnalités sont accusées de génocide. Cinq sont inculpées aussi de terrorisme. Trois cumulent les inculpations de génocide, terrorisme et crimes contre l'humanité. Plusieurs autres des 40 inculpés désormais sous le coup d'un mandat d'arrêt international occupent aujourd'hui des postes clés au sein de l'armée rwandaise.

Ces criminels qui ont été vite nommés à des postes dans des zones de conflits au Soudan, sont-ils au Soudan pour aider à ramener la paix? Bien au contraire, ils y sont affectés pour faire avancer l'agenda de la mondialisation consistant à créer plus de guerres pour détruire le Soudan et donner l'occasion aux multinationales de piller les richesses

Posté par Faustino à 19:44 - La presse Lue pour vous ! - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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