Galway Congolese Association

Groupe d'Appui et d'integration des Congolais vivant á galway/Irlande

26 novembre 2007

Kabila remanie

Le président de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, a procédé au remaniement de son gouvernement où dix nouveaux ministres et cinq vice-ministres ont fait leur entrée aux termes d'une ordonnance lue lundi à la télévision nationale.

Ce remaniement, attendu depuis plusieurs jours, réduit la taille de l'équipe gouvernementale qui passe de 61 à 46 membres, et créé un nouveau portefeuille chargé des "Relations avec le parlement".

La nouvelle équipe comprend cinq femmes, dont quatre ministres et une vice-ministre.

En outre, deux des cinq postes de ministre d'Etat, autrefois assumés par les ministres des Affaires étrangères et des Infrastructures, ont été supprimés. Plusieurs portefeuilles ont été également fusionnés.
Le chef de l'Etat a également créé deux commissions gouvernementales qui seront présidées chacune par un ministre d'Etat. Il s'agit de la commission politique, sociale et culturelle et de la commission économique et des infrastructures.

Les portefeuilles clés, notamment l'Intérieur, les Affaires étrangères ainsi que les Finances restent entre les mains des hommes de Kabila.
Le portefeuille de la Justice auquel est attaché celui des Droits humains revient à Mutombo Bakafwa Nsenda, un ancien dignitaire du régime du président Mobutu Sese Seko.

André-Philippe Futa, ancien ministre des Finances pendant la transition (2003-2006) et précédemment coordonnateur de l'Alliance de la majorité présidentielle (AMP), plate-forme électorale de M. Kabila, a été placé à la tête du ministère de l'Economie nationale.

Ont également fait leur retour au gouvernement, José Endundo Bononge (ancien ministre des Travaux publics et Infrastructures pendant la transition) qui prend l'Environnement et le Tourisme, ainsi que Emile Bongeli (ancien ministre de la Santé pendant la transition) qui est nommé à la Communication.

Ce remaniement a tenu compte aussi de l'équilibre géopolitique, selon la présidence de la République, qui affirme que chacune des onze provinces du pays est représentée par au moins deux membres.


Le nouveau gouvernement

Ministres d'Etat
- Agriculture et Développement rural: François-Joseph Nzanga Mobutu
- Intérieur, Décentralisation et Sécurité: Denis Kalume Numbi
- Ministre d'Etat près le président de la République: Nkulu Mitumba Kilombo

Ministres
- Ministre près le Premier ministre: Godefroid Mayobo
- Affaires étrangères et Coopération internationale: Antipas Mbusa Nyamwisi
- Défense nationale et Anciens combattants: Chikez Diemu
- Justice et Droits humains: Mutombo Bakafwa Nsenda (nouveau)
- Relations avec le Parlement: Adolphe Lumanu Mulenda Bwana Nsefu (nouveau)
- Plan: Olivier Kamitatu Etsu
- Finances: Athanase Matenda Kyelu
- Budget: Adolphe Muzito
- Portefeuille: Jeannine Mabunda Lioko
- Economie nationale et Commerce: André-Philippe Futa (nouveau)
- Communication et Médias: Emile Bongeli (nouveau)
- Infrastructures, Travaux publics et Reconstruction: Pierre Lumbi Okongo
- Industrie et PME: Simon Mboso Kiamputu
- Transports et Voies de communication: Charles Mwando Simba (permuté)
- Genre, Famille et Enfant: Philomène Omatuku Atshakawo Akatshi
- Enseignement supérieur, universitaire et Recherche scientifique: Léonard Masuga Rugamika (nouveau)
- Enseignement primaire, secondaire et professionnel: Maker Mwangu Famba
- Mines: Martin Kabwelulu Labilo
- Energie: Salomon Banamuhere Baliene
- Hydrocarbures: Lambert Mende Omalanga
- Postes, Téléphones et Télécommunications: Louise Munga Mesozi (nouvelle)
- Environnement, Conservation de la nature et Tourisme: José Endundo (nouveau)
- Santé publique: Victor Makwenge Kaput
- Urbanisme et Habitat: Sylvain Ngabu Chumbu (permuté)
- Affaires foncières: Edouard Kabukapwa Bitanga (nouveau)
- Emploi, Travail et Prévoyance sociale: Marie-Ange Lukiana Mufwankol
- Fonction publique: Simon Ikenge Lisembola
- Affaires sociales, Action Humanitaire et Solidarité nationale: Jean-Claude Muyambo
- Culture et Arts: Esdras Kambale Baekwa (nouveau)
- Jeunesse et Sports: Willy Bakonga (nouveau)

Vice-ministres
- Intérieur: Joseph-Dovel Mpango Okundo
- Affaires étrangères: Ignace Gata Mavita wa Lufuta (permuté)
- Congolais de l'étranger: Colette Tshomba Ntundu
- Défense et Anciens combattants: Luc Amuri wa Mukulu Take (nouveau)
- Droits humains: Claude Baziguye Nyamugabo (nouveau)
- Finances: César Lubamba Ngimbi (nouveau)
- Budget: Célestin Mbuyu Kabango
- Travaux publics: Gervais Ntirumenyerwa Kimonyo
- Mines: Victor Kasongo Shomary
- Développement rural: Bonane Ya Ngazi (nouveau)
- Recherche scientifique: Zachée Rugabisha Nsengi Nyumva (nouveau)
- Enseignement professionnel: Arthur Sedeya Ngamo Zabusu (nouveau)

Publié le 26 novembre 2007.

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L’Ambassadeur de Chine aime le troc



Les contreparties à la générosité chinoise en Afrique...

L’Ambassadeur de Chine en République Démocratique du Congo s’est laissé aller à livrer les clefs des investissements de son pays en Afrique centrale...

L’ambassadeur chinois en RD Congo, Wu Ziang, a prononcé le mot ‘‘troc’’ pour expliquer le type de coopération que la Chine, son pays, a conclu avec la RDC. Il s’époumonait, mercredi 14 novembre au Grand Hôtel Kinshasa au cours d’une conférence-débat, à expliquer à l’assistance que l’investissement financier chinois en RDC n’augmenterait pas la dette de ce pays qui est déjà trop salée.

Le troc, ou comment éviter la dette

Comme d’aucuns le savent, le troc est un procédé qui consiste à échanger un bien contre un autre bien, ou contre un service ; ou encore un service contre un autre service. La pratique a existé partout avant l’invention de la monnaie comme moyen d’échange. Dans l’histoire, les peuples ont souvent recouru au troc en temps de crise, notamment pendant la guerre. Aujourd’hui, le troc est en force dans les économies enclavées, coupées du secteur d’économie monétaire. C’est le cas en RDC, dans plusieurs régions de l’arrière-pays qui vivent de l’auto-subsistance.

Sous d’autres cieux, notamment entre la défunte URSS et les Etats-Unis d’Amérique, l’échange du blé contre les machines se pratiquait régulièrement. La pratique est encore en vigueur en Russie actuelle. Par ailleurs, lors d’une récente visite à Alger, le président français Nicolas Sarkozy et sa délégation ont négocié avec l’Algérie, un accord d’échange de l’uranium et du gaz algériens contre la construction des centrales nucléaires. C’est du troc.

Minerais contre infrastructures

La Chine, qui s’affirme comme puissance économique crédible, a besoin des minerais congolais qu’elle veut acquérir moyennant la construction des infrastructures. Ce n’est donc pas un compromis qui devrait choquer, étant entendu que la coopération sino-congolaise n’a aucun caractère exclusif. Il ne manquerait donc pas de mauvaises langues ici et là pour crier haut et fort que le troc est une modalité d’échange démodée, archaïque. Loin s’en faut ! La Chine, troisième partenaire commercial de l’Afrique après les Etats-Unis et la France, s’intéresse tant au continent noir qu’il devient la nouvelle frontière commerciale pour les entreprises chinoises.

Même si la part du commerce entre la Chine et l’Afrique reste quelque peu marginale, elle a néanmoins progressé de manière remarquable en moins d’une décennie. Entre 2000 et 2006, l’évolution des échanges commerciaux est passée de plus de 10 milliards de dollars à plus de 50 milliards. En RDC, la colonie chinoise s’implante progressivement et son nombre ne cesse de croître notamment dans les zones minières. Sur le plan commercial, trois pays africains sont grands exportateurs vers la Chine. Il s’agit de l’Afrique du Sud, auprès de qui la Chine achète pour plus de 65 % de valeur les métaux ferreux et d’autres minerais, de la RDC qui y exporte surtout le cobalt et le Gabon comme exportateur de manganèse et de bois.

Gagnant gagnant

‘‘Nous allons réussir le coup avec la RDC’’, a assuré à The Post l’ambassadeur Wu Ziang, dont le pays construit une coopération économique basée sur le principe ‘‘gagnant-gagnant’’. ‘‘L’intervention chinoise en Afrique est sincère, désintéressée et sans conditions’’, avait déclaré le président chinois Hu Jintao, début novembre 2006, lors du premier Sommet Chine-Afrique à Beijing.

Afrikcom

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