20 novembre 2007
RDC: enquête de l'ONU sur un Casque bleu suspecté d'abus sexuel en Ituri
KINSHASA (AFP) - La Mission de l'ONU en République démocratique du Congo (Monuc) a annoncé samedi l'ouverture d'une enquête sur "des allégations concernant un cas d'abus et d'exploitation sexuels avec violence" impliquant un Casque bleu en Ituri (nord-est), dans un communiqué diffusé à Kinshasa.
Le Représentant Spécial du Secrétaire général des Nations unies en RDC et chef de la Monuc, William Swing, "a demandé à ce qu'une enquête soit immédiatement menée par le Bureau des services de contrôle interne (BSCI) des Nations unies, suite à des allégations d'abus et d'exploitation sexuels avec violences, à l'encontre d'un soldat de la Monuc basé à Bunia, capitale du district de l'Ituri (...), survenus dans la nuit du 13 au 14 novembre".
"Les enquêteurs du BSCI sont déjà à pied d'oeuvre à Bunia, où ils bénéficient de l'assistance et de la totale coopération du contingent concerné", précise le communiqué.
La Monuc rappelle que "toute allégation de cette nature étant prise très au sérieux par la Mission (...), le Représentant Spécial du Secrétaire Général voudrait s'assurer et assurer le public, que ces graves allégations fassent l'objet d'une investigation approfondie".
Selon des sources onusiennes contactées par l'AFP, un soldat du contingent marocain basé à Bunia aurait eu des rapports sexuels avec une jeune congolaise qui l'accuse de ne pas lui avoir payé la somme convenue en échange de ses faveurs.
La jeune femme affirme avoir été blessée au visage par arme blanche par le Casque bleu. "Elle a bien été blessée au visage. Elle a été soignée et prise en charge à l'hôpital marocain de Bunia, mais les témoignages sont assez confus et l'enquête devra déterminer si c'est bien un Casque bleu qui est responsable de cela", a indiqué à l'AFP une de ces sources.
Interdit de consommer du singe
La chasse, la consommation ou la possession de singes sont désormais interdites en Guinée équatoriale afin de renforcer la protection de ces primates menacés d'extinction, ont rapporté des médias officiels.
Cette mesure vise aussi à "protéger les familles" et à "garantir la santé des personnes" car "les singes et autres primates sont porteurs de virus et de pathologies dangereuses", affirme un décret du président Teodoro Obiang Nguema signifiant cette mesure, lu à la radio et à la télévision nationale.
Toute infraction à cette nouvelle disposition est passible d'amendes allant de 100.000 à 500.000 FCFA (150 à 750 euros).
En Guinée équatoriale, comme dans le reste de l'Afrique centrale, l'existence de ces primates est menacée par la chasse intensive, en raison de leur viande très prisée, et par les maladies.



